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Intérêts composés : la formule expliquée simplement (+ calculateur gratuit)
Interets composes : la formule expliquee simplement, un calculateur gratuit, et comment en profiter concretement via ETF et PEA.
Un écart de frais de seulement 0,3 % par an entre deux courtiers représente plusieurs milliers d’euros perdus au bout de 20 ans de versements réguliers. Et pourtant, la plupart des épargnants choisissent leur PEA sans jamais comparer.
Vous avez déjà sélectionné vos ETF ? Reste à savoir quel est le meilleur PEA pour les loger. Ce comparatif ne couvre pas 15 courtiers pour tous les profils : il se concentre sur les meilleures options pour un investisseur qui achète des ETF et les garde, sans y toucher pendant des années.
Un trader actif et un investisseur passif ne cherchent pas le même PEA. Le premier veut de la réactivité, des graphiques avancés, un accès rapide aux marchés étrangers. Le second veut surtout ne rien payer sur la durée.
Si vous investissez en ETF pour construire un patrimoine sur 10, 15 ou 20 ans, quatre critères comptent vraiment :
Le nombre de marchés étrangers accessibles, la présence d’un carnet d’ordres avancé ou les outils d’analyse technique ne servent à rien si votre stratégie consiste à programmer un virement mensuel vers un ETF monde. Ne payez pas pour des fonctionnalités que vous n’utiliserez jamais.
Prenons Julie, 27 ans, qui débute avec 200 € par mois sur un seul ETF MSCI World. Elle n’a besoin ni d’un accès aux marchés asiatiques, ni d’ordres à cours limité sophistiqués. Ce qui compte pour elle : que ses 200 € mensuels ne soient pas amputés par des frais fixes trop élevés, et que son courtier reste simple à utiliser sur smartphone.
Pour ce profil, un courtier facturant 1 € par ordre coûte 12 € par an. Le même profil chez un courtier facturant 2 % par ordre en dessous de 500 € paierait 4 € par mois, soit 48 € par an — quatre fois plus, pour un service équivalent sur ce type de versement.
Voici les cinq courtiers les plus pertinents pour un investisseur ETF, avec leurs frais à jour en 2026.
| Courtier | Frais de courtage | Droits de garde | Dépôt minimum | Versement programmé |
|---|---|---|---|---|
| Trade Republic | 1,00 € / ordre | 0 € | 1 € | Oui, gratuit |
| XTB | 0 € jusqu’à 100 000 €/mois | 0 € | 10 € | Oui |
| Bourse Direct | Dès 0,99 € (0,09 % au-delà) | 0 € | Aucun | Oui, 0 € sur ETF |
| Fortuneo | Dès 1,95 € (1er ordre du mois offert ≤ 500 €) | 0 € | Aucun | Oui |
| Boursorama | Dès 1,99 € (paliers jusqu’à 0,60 %) | 0 € | Aucun | Oui |
Premier constat : aucun de ces cinq courtiers ne facture de droits de garde. C’est devenu la norme chez les acteurs en ligne — un point à vérifier si vous envisagez encore une banque traditionnelle, où ces frais existent souvent encore.
Et la sécurité de vos titres dans tout ça ? C’est une question légitime, surtout face à des acteurs plus jeunes comme Trade Republic ou XTB. En France comme dans l’Union européenne, les titres logés dans un PEA (actions, ETF) sont juridiquement séparés du bilan du courtier : en cas de faillite, ils ne font pas partie de la masse à liquider et vous restent dus. Les espèces non investies, elles, sont couvertes par un fonds de garantie des dépôts (jusqu’à 100 000 € par établissement et par client dans l’UE). Concrètement, choisir un courtier réglementé par une autorité européenne (AMF, BaFin, CySEC…) suffit à couvrir ce risque — tous les courtiers de ce comparatif le sont.
Le PEA Trade Republic est disponible depuis janvier 2025 et s’ouvre en moins de 10 minutes depuis un smartphone. C’est aujourd’hui l’option la plus accessible pour un premier PEA.
Ses points forts :
Sa limite : le catalogue reste plus restreint que chez un courtier généraliste comme Bourse Direct. Si vous visez un ETF très spécifique (secteur de niche, marché émergent précis), vérifiez d’abord sa disponibilité.
Pour qui : les débutants qui veulent ouvrir un PEA rapidement et automatiser leurs versements sans réfléchir à une grille tarifaire complexe.
Fortuneo combine des frais de courtage bas et l’univers rassurant d’une banque en ligne installée depuis longtemps. Son offre Starter inclut un premier ordre gratuit chaque mois sur les montants jusqu’à 500 €.
Ses points forts :
Sa limite : à partir de 500 €, le premier ordre du mois n’est plus gratuit, et le courtage démarre à 1,95 € — plus cher qu’XTB ou Trade Republic sur de petits montants.
Pour qui : les investisseurs qui préfèrent une banque en ligne établie à un courtier spécialisé plus jeune, quitte à payer un peu plus.
Bourse Direct s’adresse à un profil légèrement différent : celui qui veut la liberté d’un catalogue ETF très large, sans sacrifier les frais.
Ses points forts :
Sa limite : l’interface est moins moderne que celle de Trade Republic ou Fortuneo, ce qui peut dérouter un tout premier investisseur.
Pour qui : les investisseurs qui veulent le choix le plus large d’ETF éligibles PEA, sans payer de courtage sur leurs versements programmés.
Ces deux courtiers méritent une mention, sans nécessiter une fiche complète pour un investisseur passif.
XTB affiche la grille tarifaire la plus agressive du marché : 0 € de commission jusqu’à 100 000 € de volume échangé par mois, aucun droit de garde, dépôt minimum de seulement 10 €. Son PEA est très récent en France, ce qui en fait une option à surveiller plutôt qu’un choix par défaut — l’historique de fiabilité sur la durée reste plus court que celui de Fortuneo ou Bourse Direct.
Boursorama (devenu BoursoBank) reste pertinent si vous voulez regrouper votre PEA avec un compte bancaire au quotidien chez le même établissement. Ses frais de courtage sont toutefois plus élevés au-delà de 1 000 € par ordre (0,50 % puis 0,60 %), ce qui pénalise les gros versements ponctuels — moins gênant si vous procédez par petits versements mensuels.
Un écart de frais qui paraît anecdotique au premier ordre devient significatif une fois répété pendant des années. Prenons un exemple concret : 300 € versés chaque mois pendant 20 ans, avec un rendement brut identique de 7 % par an.
| Frais annuels supplémentaires | Capital final estimé | Manque à gagner |
|---|---|---|
| 0 % (référence) | ≈ 156 000 € | — |
| + 0,3 % / an | ≈ 149 000 € | ≈ 7 000 € |
| + 0,6 % / an | ≈ 143 000 € | ≈ 13 000 € |

Ces écarts ne viennent pas seulement du courtage à l’achat : ils s’accumulent aussi via les droits de garde annuels et le TER des ETF eux-mêmes, qui vient s’ajouter à la performance de l’indice. Un courtier sans droits de garde, combiné à des ETF à faible TER, reste la combinaison la plus efficace sur le long terme.
Pour situer ces chiffres : une banque traditionnelle facture encore fréquemment entre 0,20 % et 0,50 % de droits de garde par an, en plus d’un courtage souvent supérieur à 1 % par ordre. Sur les mêmes 300 €/mois pendant 20 ans, cela peut facilement dépasser l’écart de 0,6 % simulé ci-dessus — d’où la recommandation, quasi unanime chez les investisseurs ETF, de passer par un courtier en ligne spécialisé plutôt que par sa banque du quotidien.
L’avantage fiscal du PEA reste intact sur un point essentiel : après 5 ans de détention, les plus-values et dividendes sont exonérés d’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux restent dus.
C’est justement sur ce point que 2026 apporte un changement à connaître. Depuis le 1er janvier 2026, le taux des prélèvements sociaux appliqué aux gains du PEA est passé de 17,2 % à 18,6 % (+1,4 point), en raison de la hausse de la CSG actée par la loi de financement de la Sécurité sociale (source : Meilleurtaux Placement).
Ce taux s’applique au moment du retrait, sur l’ensemble des gains cumulés — y compris ceux réalisés avant 2026. Sur une plus-value de 20 000 €, cela représente environ 280 € de prélèvements sociaux supplémentaires par rapport à l’ancien taux.
Autre point à connaître avant de choisir votre PEA : le plafond de versement est fixé à 150 000 € en 2026 (300 000 € pour un couple avec deux PEA), selon les chiffres officiels publiés par economie.gouv.fr. Ce plafond ne porte que sur les sommes versées, jamais sur la valeur atteinte par votre portefeuille grâce aux plus-values.
Une précision utile pour la suite : le taux de prélèvements sociaux applicable est celui en vigueur au moment du retrait, et non celui en vigueur au moment du versement. Concrètement, si vous versez aujourd’hui et retirez dans 15 ans, c’est le taux qui existera à ce moment-là qui s’appliquera sur l’ensemble des gains — y compris ceux accumulés dès aujourd’hui. C’est une raison de plus pour ne pas retarder l’ouverture de votre PEA : le compteur des 5 ans (nécessaire à l’exonération d’impôt sur le revenu) ne démarre qu’à l’ouverture du plan, pas à votre premier versement significatif.
Depuis l’apparition des courtiers 100 % mobiles comme Trade Republic, ouvrir un PEA est devenu rapide. Voici les étapes, valables chez la quasi-totalité des courtiers en ligne :
Un point de vigilance : vous ne pouvez détenir qu’un seul PEA classique par personne (article L221-30 du code monétaire et financier). Vous pouvez en revanche cumuler un PEA classique et un PEA-PME, dans la limite globale de 225 000 €.
Une fois le compte ouvert, pensez à activer un versement programmé automatique plutôt qu’un virement manuel mensuel. C’est le détail qui fait la différence sur la durée : un versement automatique élimine le risque d’oubli et, surtout, la tentation d’attendre « le bon moment » pour investir — une stratégie qui, statistiquement, ne fonctionne pas mieux qu’un versement régulier et discipliné.
Une fois votre PEA ouvert, direction notre sélection des meilleurs ETF pour un PEA pour savoir précisément quoi y mettre. Et si vous hésitez encore entre PEA et assurance-vie, notre comparatif des deux enveloppes répond à cette question en détail.
Cet article est fourni à titre informatif et pédagogique ; il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir comporte un risque de perte en capital. Vous avez choisi votre courtier ? Découvrez comment automatiser vos versements grâce au DCA en bourse.
Non, une même personne ne peut détenir qu’un seul PEA classique. Le cumul est autorisé uniquement avec un PEA-PME (plafond global de 225 000 €), ou si chaque membre majeur d’un couple ouvre son propre PEA.
Le plafond est de 150 000 € pour un PEA classique, et de 225 000 € en cumulant PEA et PEA-PME. Ce plafond concerne uniquement les versements, pas la valeur finale du portefeuille.
Oui, un transfert de PEA d’un courtier à un autre est possible sans perdre l’antériorité fiscale, à condition de transférer le PEA dans son intégralité. Le transfert peut néanmoins engendrer des frais chez le courtier d’origine, à vérifier avant toute démarche.
Pour investir en actions européennes ou en ETF éligibles, le PEA est presque toujours préférable grâce à son avantage fiscal après 5 ans. Le compte-titres devient utile en complément, une fois le plafond du PEA atteint ou pour accéder à des titres non éligibles (actions américaines en direct, par exemple).
Trade Republic et XTB sont les mieux adaptés à un très petit budget : dépôt minimum de 1 € et 10 € respectivement, versements programmés gratuits, aucun droit de garde. Sur un petit montant mensuel, chaque euro de frais fixe pèse proportionnellement plus lourd — d’où l’intérêt d’un courtier qui ne facture rien ou presque sur les versements programmés.
Le PEA Jeune s’adresse aux 18-25 ans rattachés au foyer fiscal de leurs parents, avec un plafond de versement de 20 000 €. Il fonctionne selon les mêmes règles fiscales que le PEA classique (exonération d’impôt après 5 ans). Pour un jeune adulte qui commence à travailler, c’est une façon d’entamer le compteur des 5 ans le plus tôt possible, sans attendre d’avoir un budget conséquent à y consacrer.
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